Là où le coeur s'adoucit

La bienveillance nous rappelle que, derrière chacun,
il y a une personne qui fait de son mieux avec ce qu’elle vit.

Dans l’enseignement de la pleine conscience, comme le rappelle Jon Kabat-Zinn, la bienveillance est une attitude :
une qualité d’attention chaleureuse, ancrée dans le non-jugement.
Elle n’exige pas de ressentir quelquechose de particulier.
Elle nous invite simplement à rencontrer notre expérience avec plus de douceur.

Elle s’enracine dans quelquechose de profondément humain :
nous sommes tous vulnérables,
fragiles, et pourtant courageux.
Nous traversons des moments où tout vacille : un diagnostic, une inquiétude, une hospitalisation, un imprévu.
Rien de cela n’est un échec.
C’est simplement la condition humaine.

La bienveillance nous rappelle que, derrière chacun,
il y a une personne qui fait de son mieux avec ce qu’elle vit.
Et cela mérite d’être vu.
Cela mérite d’être honoré.

Le coeur s’adoucit quand il cesse de séparer le monde

La bienveillance n’a rien de sentimental.
Elle ne demande pas d’aimer, ni d’approuver, ni de forcer quoi que ce soit.
Elle nous invite plutôt à relâcher cette vieille habitude de diviser le monde entre “eux” et “nous”, et à percevoir l’humanité, et parfois la souffrance, en chacun.

C’est une direction du coeur,
un mouvement vers plus de tendresse,
de patience,
de compréhension,
pour soi-même et pour les autres.

La bienveillance n’est pas un devoir moral.
C’est un souhait.
Une intention.
Rien de plus… et pourtant, c’est immense.

Offrir une pause à son coeur, c’est lui permettre de continuer.

Pour ceux qui prennent soin d’un proche, cette pratique résonne avec une profondeur particulière. Elle rappelle que chacun mérite aussi un peu de la douceur qu’il offre sans compter.

Parce que souvent…
vous donnez beaucoup,
vous portez beaucoup,
vous tenez pour les autres.

La bienveillance peut alors devenir un relâchement intérieur,
une respiration qui murmure :
Moi aussi, j’ai droit à un peu de douceur

La bienveillance n’est pas un sentiment à produire,
ni un idéal à atteindre,
mais un espace du coeur que l’on ouvre, même minuscule.
Une manière d’adoucir ce que l’on vit, un instant à la fois.

🟡 La bienveillance en pratique

La méditation de bienveillance commence toujours par soi-même.
Parce qu’il est difficile d’offrir durablement ce que l’on se s’accorde jamais.

Puis elle s’élargit, par cercles :
vers ceux que nous aimons,
ceux qui souffrent,
ceux avec qui les rapports peuvent être difficiles en ce moment,
et finalement tous les êtres.

Les intentions suivantes peuvent accompagner la pratique.
Des mots simples, posés comme des pierres blanches sur un chemin :

Puisses-tu être en sécurité.
Puisses-tu être en bonne santé et liberé(e) de la souffrance.
Puisses-tu être heureux (se) et avoir des raisons de te réjouir.
Puisses-tu être en paix dans ton coeur, libre de la colère et del’amertume.
Puisses-tu être rempli(e) de bienveillance.

Des souhaits qui n’attendent rien,
sinon d’ouvrir un peu d’espace
à ce qui vit en nous
et autour de nous.

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