Traverser les fêtes avec un cœur sensible.
Accueillir les fêtes telles qu’elles sont
Il y a des moments de l’année où tout semble plus lumineux à l’extérieur.
Les rues brillent.
Les maisons s’animent.
Et à l’intérieur, parfois, c’est plus nuancé.
Plus calme.
Plus fragile aussi.
Pour certains, cette période apporte de la chaleur et de la présence.
Pour d’autres, elle réveille des zones plus sensibles :
des absences,
des liens compliqués,
une fatigue accumulée,
ou une tristesse qui n’a pas vraiment trouvé où se poser.
Si votre cœur est plus sensible en ce moment,
il n’y a rien à corriger.
C’est une réponse profondément humaine à ce qui compte.
Et peut-être que le simple fait de le reconnaître
est déjà une manière de prendre soin.
Quand tout se mélange
Les fêtes ont ce pouvoir étrange :
elles réveillent à la fois ce que nous aimons
et ce qui fait encore mal.
L’amour que nous cherchons.
Le chagrin que nous portons.
La gratitude et le regret.
Les souvenirs heureux
et ceux que l’on porte plus lourdement.
On peut rire à un moment,
puis sentir une vague d’émotion sans raison apparente.
On peut être entouré
et se sentir seul quand même.
Il n’y a rien d’anormal à cela.
C’est simplement la vie intérieure
qui se manifeste plus clairement à cette période de l’année.
Rien à forcer
Vous n’avez pas besoin de réparer votre famille.
Vous n’avez pas besoin de régler le passé.
Vous n’avez pas besoin de ressentir quoi que ce soit de particulier.
Si de la gratitude est là, vous pouvez l’accueillir.
Si c’est du vide, de la tristesse ou de la fatigue,
cela a aussi sa place.
Il n’y a pas de bonne manière de vivre les fêtes.
Il y a seulement votre manière.
Votre vérité du moment.
Parfois, la véritable douceur commence
quand on cesse de se demander
si l’on vit les choses “comme il faudrait”.
Traverser les fêtes quand on porte beaucoup
Quand on accompagne,
quand on soutient,
quand on veille sur quelqu’un d’autre,
les fêtes peuvent demander un effort supplémentaire.
Il y a ce que l’on organise.
Ce que l’on anticipe.
Ce que l’on contient pour que tout se passe “bien”.
Et parfois, très peu d’espace
pour ce qui se passe à l’intérieur.
Si vous êtes aidant,
il est possible que votre fatigue soit plus visible en cette période.
Ou au contraire, plus silencieuse.
Vous n’avez pas à être fort.
Vous n’avez pas à être disponible tout le temps.
Vous n’avez pas à faire bonne figure.
Vous avez le droit de ne pas participer à tout.
Le droit de vous retirer un moment.
Le droit de dire non, ou de ne pas expliquer.
Peut-être qu’en ces jours-ci,
prendre soin de vous-même commence par quelque chose de très simple :
reconnaître que vous portez déjà beaucoup,
et que cela suffit.
🟡 Une pause simple, si vous le souhaitez
Peut-être ce soir, ou à un autre moment,
vous pouvez vous arrêter quelques instants.
Quelques instants pour respirer.
Quelques instants pour sentir que vous existez aussi,
au-delà de ce que vous donnez.
Sentir le corps.
La chaleur d’une main posée sur la poitrine.
La respiration qui va et vient,
sans rien chercher à changer.
Et vous adresser quelques mots intérieurs, très simples :
Puis-je accueillir ce que je ressens
En ce moment,
j’ai le droit d’être fatigué.
j’ai le droit de ne pas savoir.
j’ai le droit de faire une pause.
Puis je être me traiter avec un peu de douceur.
Même au milieu du bruit,
même au milieu des attentes,
il est possible de se rappeler doucement :
je suis là, moi aussi.
Et peut-être que cela suffit pour aujourd’hui.