Intention plutôt que résolution.

Entrer dans l’année telle qu’elle est

Le passage à la nouvelle année
n’est pas toujours un moment clair ou léger.
Et il n’a pas besoin de l’être.

Certaines personnes ressentent de l’élan.
D’autres ont surtout besoin de repos.
Certains aiment faire des bilans, se projeter.
D’autres préfèrent simplement continuer,
un pas après l’autre.

Il n’y a pas une bonne manière
d’entrer dans une nouvelle année.
Il y a seulement ce qui est là,
pour chacun, maintenant.

La pression silencieuse des résolutions

Dans nos sociétés,
le début d’année est souvent associé aux résolutions.
On se demande ce que l’on va changer,
ce que l’on devrait améliorer,
ce que l’on veut réussir.

Des objectifs clairs, mesurables,
parfois ambitieux,
et souvent exigeants.

Beaucoup d’entre nous connaissent aussi cette sensation :
commencer l’année avec une forme de pression intérieure,
comme si quelque chose devait déjà être corrigé.

Pour celles et ceux qui prennent soin de leurs proches,
qui s’adaptent en permanence aux besoins des autres,
les résolutions peuvent parfois devenir lourdes :
un engagement de plus à tenir,
une attente supplémentaire envers soi.

Une autre voie proposée par la pleine conscience

La pleine conscience nous propose une autre approche.

Elle nous invite à porter attention
à ce dont nous avons réellement besoin,
avec douceur et honnêteté,
sans pression.

Plutôt que de formuler des résolutions,
elle nous invite à explorer la notion d’intention.

Résolution ou intention : une différence de regard

Une résolution est souvent tournée vers un résultat.
Elle regarde loin devant.
Elle dit :
« Voilà où je devrais arriver. »

Une intention, elle,
s’intéresse à la manière d’être en chemin.
Elle ne demande pas d’avoir de l’énergie en réserve.
Elle ne suppose pas que tout soit clair.
Elle commence exactement là où l’on est.

Habiter une direction, pas atteindre un objectif

Une intention peut être très simple.
Cultiver un peu plus de douceur envers soi.
Revenir au corps quand l’esprit s’emballe.
Se souvenir de respirer.

Une intention n’est pas quelque chose
que l’on réussit ou que l’on rate.
C’est quelque chose que l’on habite,
jour après jour,
quand on y pense,
et aussi quand on oublie,
puis qu’on revient.

Un point d’appui intérieur

Avec le temps, l’intention peut devenir
un point d’appui intérieur.
Quelque chose qui soutient,
même quand les circonstances sont instables,
même quand tout ne dépend pas de nous.

Elle n’efface pas les difficultés.
Elle ne promet pas une année sans fatigue
ou sans doutes.
Mais elle peut changer notre manière
de traverser ce qui se présente.

🟡 Une question pour commencer l’année

En début d’année,
plutôt que de se demander :
« Qu’est-ce que je dois absolument accomplir ? »
nous pouvons peut-être ouvrir une question plus douce :

Quelle qualité aimerais-je inviter
dans ma manière de vivre cette période, cette année ?

Une qualité qui n’a pas besoin
d’être ajoutée à l’agenda.
Quelque chose de déjà là,
à reconnaître,
à réactiver,
à laisser émerger doucement.

Laissez la question vous guider.
Il n’est pas nécessaire que quelque chose apparaisse tout de suite.
Il peut y avoir du flou.
Du silence.
C’est très bien aussi.

Si quelque chose se présente:
un mot, une sensation, une image,
laissez-le être simplement.

Vous n’avez rien à décider.
Rien à promettre.

Juste à reconnaître une direction possible.
Une boussole intérieure,
à laquelle vous pourrez revenir,
quand ce sera juste.

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Une lumière douce pour commencer l’année.